Chapitre 6

Chapitre 6
L'ETE 1940
LA BATAILLE D'ANGLETERRE

Le 30 juillet 1940, Hermann Goering, qui dirige la Luftwaffe, l'aviation de combat allemande, annonce le début de la «grande bataille aérienne» contre l'Angleterre, selon ses propres mots.
A peine la France a-t-elle été envahie que Hitler engage son armée dans une tentative d'invasion de l'Angleterre, dernière puissance européenne à lui résister.
Pour abattre l'Angleterre, dirigée avec détermination par Winston Churchill, le dictateur allemand doit en premier lieu obtenir la maîtrise du ciel au-dessus de la Manche. 700 chasseurs sont engagés dans la bataille. Mais leur offensive va très vite tourner court du fait de la résistance héroïque des pilotes britanniques du «Fighter Command», qui disposent d'un nombre à peu près équivalent d'appareils (en particulier les redoutables Spitfire).
De juillet à octobre, 415 pilotes anglais perdront la vie dans cet affrontement décisif. Le Premier ministre exprimera dès le 20 août la reconnaissance des Britanniques à leur égard : «Jamais dans l'histoire des guerres un si grand nombre d'hommes n'ont dû autant à un si petit nombre».
Devant l'incapacité de vaincre la chasse adverse, Hitler reconnaît son échec et renonce dès le 12 octobre à son projet d'invasion. C'est un premier et immense succès pour Churchill et les Britanniques.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 05:42

Modifié le samedi 12 avril 2008 08:54

Chapitre 7

Chapitre 7
LE BLITZ
UNE PLUIE DE BOMBES SUR LES VILLES BRITANNIQUES

Hitler pensait vaincre la Grande-Bretagne en terrorisant sa population civile, et en détruisant ses ports et ses centres industriels. D'un côté il y avait le Fighter Command, la DCA, la Home Guard, la Défense civile, les services de secours et de santé Britanniques, et de l'autre le Reicheminister Hermann Goering. Les Anglais avaient engagés toutes les organisations de défense locales et nationales, militaires et civiles, et les Allemands avaient engagés 2 000 chasseurs et bombardiers. C'est après un raid de la RAF sur Berlin, que Hitler ordonna le bombardement de Londres, qui prit le nom de Blitz(Éclair). Il commença le 7 septembre 1940, avec une offensive menée par plus de 300 bombardiers, escortés par 650 chasseurs. La Lutwaffe bombarda les quartiers fortement peuplés de l'East End et les docks de la Tamise, tuant et blessant plus de 1 600 personnes. Le soir d'autres vagues d'appareils continuèrent à bombarder la ville jusqu'à 5 heures du matin.
Les bombardements se poursuivirent jusqu'au 15 septembre, en atteignant leur intensité maximale avec une vague de 650 bombardiers. Mais à cause des pertes infligées à la Lutwaffe par la RAF et la DCA(742 appareils abattus, soit 30 par jour, et le quart des équipages de bombardiers), ils cessèrent le 30. En 24 jours, 7 000 tonnes de bombes furent larguées sur Londres en 30 raids. 7 000 Londoniens furent tués et près de 10 000 furent blessés. En octobre et novembre(les attaques de jour de la 2ème flotte Allemande ayant été abandonnées, mais les bombardements nocturnes de la 3ème flotte continuaient), la 3ème flotte lança sur Londres 50 raids consécutifs, dans lesquels étaient engagés en moyenne 150 à 200 bombardiers. Le 15 octobre, 490 bombardiers larguèrent sur Londres 380 tonnes de bombes explosives et 70 000 bombes incendiaires en une seule nuit.

A partir de la mi-novembre, la Lutwaffe étendit ses attaques à d'autres grandes villes. Coventry fut totalement détruite le 14 novembre 1940 par une vague de 500 bombardiers. Birmingham, Southampton, Bristol, Plymouth, Liverpool furent successivement attaquées en novembre et décembre 1940, puis de mars à mai 1941. La Chambre des communes, à Londres, fut détruite dans la nuit du 10 au 11 mai 1941, par un raid massif qui provoqua 2 000 incendies, et qui fit 3 000 victimes. Quelques jours plus tard la Lutwaffe fut envoyée vers l'est pour préparer l'invasion de l'URSS. Le Blitz se termina. Entre septembre 1940 et mai 1941, il avait fait 43 000 morts civils, 90 000 blessés graves, et 150 000 blessés légers. La Lutwaffe avait perdu 2 000 appareils et leurs équipages. L'Allemagne ne parvint pas à briser le moral des Britanniques, et n'arriva pas non plus à paralyser l'effort de guerre Anglais.
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:06

Modifié le samedi 12 avril 2008 08:58

Chapitre 8

Chapitre 8
LA NEUTRALITE COMME ARME
LES ETATS-UNIS SONGENT A LA GUERRE

Absorbé par les problèmes intérieurs jusqu'en 1938 et soucieux de l'isolationnisme traditionnel des Américains, Roosevelt ne peut que mobiliser tardivement ses concitoyens face au conflit mondial en cours. En 1940, il fait voter par le Congrès un programme de réarmement ainsi que la conscription de tous les hommes âgés de 21 à 35ans. Prônant un soutien actif des États-Unis à la lutte pour la démocratie, Roosevelt obtient du Congrès le vote de la loi du prêt-bail (11mars 1941). Celle-ci permet à l'Amérique d'approvisionner en armements les ennemis des puissances de l'Axe.

L'année 1941 est marquée par un débat national entre les isolationnistes, opposés à l'entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale et à l'aide au Royaume-Uni, et les interventionnistes, persuadés que la victoire sur les puissances de l'Axe est vitale pour la sécurité américaine. En août 1941, Roosevelt rédige avec le Premier ministre britannique, Winston Churchill, la charte de l'Atlantique. C'est finalement l'agression japonaise contre la base navale de Pearl Harbor (Hawaii), le 7décembre 1941, qui décide les États-Unis à entrer en guerre. La flotte américaine du Pacifique est attaquée par surprise, sans déclaration de guerre préalable, par les sous-marins et les bombardiers japonais. Les Américains subissent de lourdes pertes matérielles et humaines. Près de 3000soldats et marins sont tués ou blessés, tandis que 200avions et de nombreux navires sont détruits au sol ou coulés. Le 8décembre 1941, à la demande du Président, le Congrès déclare la guerre au Japon. Le 11décembre, l'Allemagne et l'Italie déclarent la guerre aux États-Unis .

# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:08

Modifié le samedi 12 avril 2008 09:04

Chapitre 9

Chapitre 9
LES DEBUTS DE LA GUERRE SUR MER
ET LA FIN DU "GRAF SPEE"

Au début du mois de septembre, le GRAF SPEE et son ravitailleur se retrouvèrent pour la première fois afin de ravitailler. Le 3 septembre, le Graf Spee reçut un message en provenance de Raeder, l'informant de l'entrée en guerre de la France et la Grande-Bretagne. Les instructions de campagne furent donc exécutées mais avec une restriction émanant d'Hitler, enjoignant de ne pas attaquer les navires de commerce français jusqu'à nouvel ordre.

Le cuirassé fit donc route vers sa zone d'opération, une bande parallèle à la côte ouest de l'Afrique, par où passait la majorité du trafic commercial britannique transitant par le cap de Bonne-Espérance. Mais le 5 septembre, Raeder envoya un contre-ordre, enjoignant au Graf Spee de s'éloigner de sa zone et de se tenir tranquille. Il prit donc une position d'attente dans une zone désertée entre les îles de l'Ascension, de Sainte-Hélène et Trinité. Finalement il reçut le feu vert le 27 septembre, et partit en direction du Brésil.
Le Graf Spee rencontra sa première cible le 30 septembre. Il s'agissait du Clement, un cargo qui venait de Bahia. Lorsque le cargo aperçu le cuirassé, il ne s'inquiéta pas outre mesure pensant avoir affaire à un croiseur britannique. Mais quelques minutes plus tard, il fut pris d'assaut, l'équipage dut rejoindre la côte dans les canots et le navire fut coulé. Quelque heures plus tard, il arraisonna un cargo neutre grec et lui confia le capitaine du Clement fait prisonnier et demanda à son capitaine de ne pas émettre de message avant d'avoir parcouru 600 milles et de dire qu'il avait été victime du cuirassé Admiral Scheer, afin d'entretenir la confusion.

En apprenant la nouvelle de la perte du Clement due à un cuirassée de poche, Winston Churchill, premier Lord de l'Amirauté, et Dudley Pound, premier Lord de la mer décidèrent de donner la chasse au cuirassé. 23 bâtiments furent mobilisés en 9 groupes de combat, dont l'Eagle, le Glorious, l'Ark Royal, le Furious, l'Hermès, le Renown, le Repulse pour les britanniques et le Strasbourg, l'Algérie et le Dupleix pour les français. En parallèle l'Amirauté britannique décida de faire circuler les navire de ravitaillement en convois.

Suite au Clement, le Graf Spee mit le cap vers l'est et le 5 octobre il aperçut une nouvelle cible, il s'agissait du Newton Beach. L'équipage fut pris par surprise et le radio eu à peine le temps d'émettre un SOS. L'équipage fut fait prisonnier mais il y eut un problème, car il n'y avait pas suffisamment de place pour des prisonniers sur le cuirassé. Il fut donc décidé de les garder prisonniers sur leur propre navire sous la surveillance allemande et le cargo suivrait à distance. Mais le 7 octobre, le cuirassé repéra l'Ashlea, l'équipage fut fait prisonnier et le navire fut coulé. Mais le commandant de l'Admiral Graf Spee décida de prendre tous les prisonniers à son bord et de couler aussi le Newton Beach. Il souhaitait en fait installer ceux-ci sur l'Altmark qui disposait de plus de place. Il se mit donc en quête de sa nourrice. Mais entre temps il croisa le cargo Huntsmann. Le Graf Spee ne pouvant plus accueillir de prisonniers, Langsdorff assigna une zone où le cargo devrait attendre sous le contrôle d'une équipe allemande qu'il revienne avec l'Altmark. Il aperçut celui-ci le 14 octobre mais à son grand étonnement il prit la fuite croyant avoir affaire à un navire britannique. Il durent reprendre contact. Langsdorff expliqua au commandant de l'Altmark qu'il ne pouvait pas garder les prisonniers et qu'il devrait les laisser sur le ravitailleur. Le 16 octobre, il était de nouveau en vue du Huntsmann qu'il coula après avoir transféré les prisonniers.

Le 22 octobre le Graf Spee coula le cargo Trevanion qui se rendait du Cap à Freetown. Puis le 28 il remit ses prisonniers au pétrolier qui avait ordre de l'attendre dans les parages de l'île Tristan da Cunha. Fidèle à sa tactique, Langsdorff s'éloigna rapidement de sa dernière cible. Et le 15 novembre, il coula le pétrolier Africa Shell. Tout ceci commença à accréditer la rumeur circulant dans la Royal Navy selon laquelle le cuirassé était doué du don d'ubiquité ou qu'il y avait plusieurs raiders dans les océans. Le 26 il était de nouveau auprès de l'Altmark. Et après s'être ravitaillé, il mit le cap au nord-est afin de couper la route du Cap. Le 2 décembre il coula le navire frigorifique Doric Star, mais celui-ci avait eu le temps de prévenir par radio qu'il était attaqué par le Graf Spee. Le lendemain il coula le cargo Tairoa mais celui-ci aussi réussi à transmettre un message. Le cuirassé mit alors cap au sud-ouest avec l'idée de couper la route entre l'Argentine et l'Europe et aussi retrouver l'Altmark afin de refaire le plein et de se débarrasser de ses prisonniers. La rencontre eut lieu le 6 décembre, ce sera la dernière rencontre entre les deux navires. L'Altmark avait alors à son bord près de 300 prisonniers.

Le cuirassé se dirigea alors sur l'Argentine. Sur le trajet il croisa sa dernière cible un cargo de 4000 tonnes nommé Steonshalh. Le navire fut coulé et ses trente hommes furent faits prisonniers.
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:08

Modifié le vendredi 18 avril 2008 15:37

Chapitre 10

Chapitre 10
JEU D'ECHECS EN AFRIQUEDU NORD
L'AVENTURE DE MUSSOLINI ET L'INTERVENTION D'HITLER

Les 19 et 20 janvier 1941, à Berchtesgaden, Mussolini rencontre Hitler, lequel lui promet l'envoi de régiments allemands en Grèce et en Afrique du Nord pour soutenir les troupes italiennes qui peu à peu dépendent toujours plus de l'aide de son puissant allié. Cette rencontre constitue l'abandon définitif, de la part de l'Italie, de la stratégie de la «guerre parallèle» qui s'est révélée un échec. Ceci se traduit par un conflit toujours plus conforme aux directives des intérêts national-socialistes.

Le 9 février, la marine anglaise bombarde Gênes. Le 11 février, le duce rencontre Franco à Bordighera pour le convaincre d'entrer en guerre aux côtés des forces de l'Axe, mais c'est un échec.


À partir du 12 février, les aides militaires promises par le Führer arrivent en Libye : les Deutsches Afrika Korps, composés principalement de panzers et de renforts aériens sous le commandement de Erwin Rommel.

Prenant de facto le rôle de commandant suprême des troupes italiennes de la région (même si officiellement il est sous le commandement du général Italo Gariboldi commandant supérieur des forces armées en Afrique), le « renard du désert » réussit rapidement à les réorganiser et à mener une offensive qui commence le 24 mars contre les armées britanniques du général major Richard O'Connor, qui, entre-temps, a conquis la Cyrénaïque (avec l'opération Compass). En mai, les troupes de l'Axe reprennent le contrôle de la Libye (excepté Tobrouk qui résiste à un long siège, commencé le 10 avril, grâce aux forces d'occupation anglaises), repoussant une tentative de contre-offensive (l'opération Brevity) et ils conquièrent une partie du territoire égyptien.

Suite à la défaite, le commandement des troupes du Royaume-Uni est confié au général Claude Auchinleck : il commande de novembre à décembre une grande offensive, l'opération Battleaxe, avec l'objectif de lever le siège de Tobrouk mais il échoue.

Le 27 mars en Yougoslavie, qui a adhéré deux jours auparavant au pacte tripartite, les Anglais organisent avec succès un coup d'état par le général nationaliste serbe Du¨an Simović (le régent Paul est exilé et son ministre des affaires étrangères et son premier ministre sont destitués). Le nouveau gouvernement yougoslave signe un traité d'amitié avec l'Union Soviétique (5 avril).

Face aux risques de l'excessif renforcement de la présence anglaise dans les Balkans et d'une éventuelle alliance de la Yougoslavie et de l'URSS contre l'axe, l'Allemagne, la Hongrie et la Bulgarie attaquent la Yougoslavie. Le 6 avril, l'Italie lui déclare la guerre. L'avancée italienne se révèle un succès et la Yougoslavie capitule rapidement (17 avril) : Pierre II s'enfuit à Londres. L'Italie obtient des territoires : la plus grande partie de la côte dalmate, la province de Ljubljana et le Kosovo qui est annexé à l'Albanie italienne.

Entre-temps, les troupes italiennes, après plusieurs mois d'arrêt, reprennent leur avance en Albanie (13 avril), qui est totalement reconquise en peu de jours, et en Épire. Toujours au mois d'avril, les armées italienne et allemande attaquent conjointement la Grèce qui rapidement signe la reddition avec l'Allemagne (21 avril) et avec l'Italie (23 avril). Le 3 mai, les troupes italo-allemandes défilent à Athènes et le 1er juin la Crète tombe, dernier avant-poste allié resté dans la région. L'Italie obtient le droit d'occuper l'île et la plus grande partie de la Grèce.

Le 2 juin 1941, Mussolini rencontre de nouveau Hitler, qui le 22 ordonne l'attaque de l'Union Soviétique (opération Barbarossa). En juillet, le CSIR (composé de 58 800 soldats commandés par le général de corps d'armée Giovanni Messe) est envoyé en Russie en soutien de l'allié allemand. Le 25 août, le chef du gouvernement rencontre Hitler au quartier général allemand de Rastemburg, en Prusse orientale.

Le 7 décembre, la flotte japonaise attaque Pearl Harbour, base militaire américaine, provoquant l'entrée en guerre des États-Unis. Le 12 décembre 1941, l'Italie déclare la guerre aux États-Unis, suivant l'initiative de son allié allemand qui a procédé de même le jour précédent. Le 18 décembre, une incursion italienne dans le port d'Alexandrie cause d'importants dommages à la marine britannique.

# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:09

Modifié le samedi 12 avril 2008 09:16